21/03/2008

La brutalité du désir cru

saudek1

Extrait : " Je me suis souvent demandé de quoi se nourrit un amour malheureux, parce qu'il faut bien quelque aliment à une opiniâtreté aussi féroce que fut la mienne, et je n'ai jamais vu qu'une raison, si mauvaise qu'elle paraisse : il me souriait et ne souriait jamais à Madeleine, ce que je ne compris que bien plus tard, lorsque je découvris la brutalité du désir cru, celui qui ne touche pas l'âme et n'éveille que les sens. Il n'est occupé que par soi, on ne voit pas l'objet mais seulement le plaisir que l'on compte en tirer, le sourire vient plus tard, beaucoup plus tard, quand on parle et qu'il faut bien avoir les comportements sociaux prescrits pour entrer en relation, dire bonjour, se présenter , avant d'aller au lit."

 

Extrait : " Ce que Dominique n'a pas su " Jacqueline Harpman

Photo : Saudek

14:38 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Commentaires

Bonjour Annick... Il fait tout blanc ce matin..et on en annonce encore !
C'est le bordel sur les routes,il y a des accidents partout !
Çà donne un mauvais coup au moral cet hiver qui n'en fini plus !
Vivement le soleil mais je pense que ce n’est pas pour demain ….!
J'espère que tu as passé un bon week-end pascal
Gros bisous et à bientôt
Je t’envoie de douces pensées

Écrit par : Chadou | 25/03/2008

La photo.... est très évocatrice du texte....et aussi très réelle.Bonsoir Annick et à bientôt.

Écrit par : Elisabeth | 27/03/2008

Tonton Freud est toujours là ! L'homme est, avant tout, une machine désirante, c'est ce que Marx avait oublié !

Écrit par : Tietie007 | 30/03/2008

Texte et photo décapants... ... et dont la juxtaposition est à nouveau très réussie! Bonne semaine,

Écrit par : Eric-le-peintre | 03/04/2008

bonjour superbe, photo bisous et beau week-end

Écrit par : nays | 05/04/2008

Harpmann, j'adhère et j'adore. Tu es une femme de goût, Annick.
Mon nouveau blog est fleurs musicolores. j'abandonne l'autre, car il a eu un bug, et je n'arrive plus depuis un certain temps à y entrer pour modifier, supprimer,etc. j'ai mailé plusieurs fois skynet, mais ils me renvoient chaque fois un mot de passe come si je voulais créer un blog. Alors plutôt que m'énerver, je repars de zéro. A bientôt.

Écrit par : Edouard | 09/04/2008

Au bonheur des coiffeuses Harpman écrit avec ses 10 doigts de pieds. Quelle dextérité!
Cette lourdeur, ces invraisemblances, ces précisions imbéciles, cette guerre inlassable à l'allusion,
ces fins de phrases lestées de plomb, ces anachronismes, ces dialogues faux, ces pensées vraiment ordinaires,
ces clichés, ces poncifs, ces tics d'écriture, ces hoquets d'expressions, ce sentimentalisme niais de
roman-photo mêlé de vulgarités, ce subjonctif de l'imparfait métronomique, ces intrigues insipides et
hors de saison ignorant les vrais problèmes de notre temps qu'on croirait avoir été écrites un peu avant
1900, - c'est tout cela que les coiffeuses et les pov'gens tout juste alphabétisés adorent.
Pourquoi ne réserver pas, bonne(s) femme(s), les fanfreluches de votre prose à [i]Elle[/i] ou [i]Femmes
d'aujourd'hui[/i] exclusivement ?
Et avec cela le grand prix machin de la société chose pour l'ensemble des bêtises imprimées de Dame H.
[i] Asinus asinum fricat.[/i]
Tant il est vrai que le zéro a toujours une recommandation ou un parchemin à produire.
Est-il possible d'envisager sans accablement qu'un ouvrage de dame H. ait passé
le filtre d'un comité de lecture ? Dame H. écrit de la littérature populaire
qui ne s'avoue pas comme telle, souillon qui a volé la robe de sa patronne,
qui voudrait bien avoir l'air, mais qu'a pas l'air du tout. Dame H. ? Damache !

Écrit par : Raoul Van Breetwaeter | 11/10/2009

Je suis dans l'ensemble d'accord avec Mr Van Breetwater mais je voudrais plus de précisions: Pouvez-vous argumenter et donner des exemples? De quels livres parlez-vous précisément?

Écrit par : Dominique Bruissart | 28/10/2009

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