25/01/2008

De chair et de velour

 Pierre_Bonnard_nu-bleu


Ah ! ne ralentis pas tes flammes ;
Réchauffe mon coeur engourdi,
Volupté, torture des âmes !
Diva ! supplicem exaudi !

Déesse dans l'air répandue,
Flamme dans notre souterrain !
Exauce une âme morfondue,
Qui te consacre un chant d'airain.

Volupté, sois toujours ma reine !
Prends le masque d'une sirène
Faite de chair et de velours,

Ou verse-moi tes sommeils lourds
Dans le vin informe et mystique,
Volupté, fantôme élastique !

Tableau : Nu bleu Pierre Bonnard

Extrait : La prière d'un païen de Charles Baudelaire

16:52 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

09/01/2008

Une fois, une seule

nicolas de stael paris la nuit

Extrait :"Une fois, une seule, aimable et douce femme,
A mon bras votre bras poli
S'appuya (sur le fond ténébreux de mon âme
Ce souvenir n'est point pâli) ;

Il était tard ; ainsi qu'une médaille neuve
La pleine lune s'étalait,
Et la solennité de la nuit, comme un fleuve,
Sur Paris dormant ruisselait".

 

Tableau : Nicolas de Staele : Paris la nuit

Extrait : Confession, Charles Baudelaire

17:10 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07/01/2008

Ô pâle beauté

defeure

"J'aime ô pâle beauté, tes sourcis surbaissés,

D'où semblent couler des ténèbres,

Tes yeux quoique très noirs, m'inspirent des pensers,

Qui ne sont pas du tout funèbres"

Vitrail : Georges de Feure

Texte : Charles Beaudelaire : Les promesses d'un visage

14:19 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/01/2008

Satan de soie

jeandelville


"Toi jamais, vermine douce, satan de soie, soleil levant
Toi plus jamais, cheval de feu, ô toi toujours, crapaud de Dieu
Cantharide acide, tubéreuse mortelle, mon ange doré

Toi jamais, mais insiste encore un peu, ô toi toujours
Encore et toujours, le jour se lève et je t'adore,
Rubis glorieux, lame d'argent, poignard sculpté dans mon cœur
Toi jamais, toi jamais

Toi jamais, sauf si tu ris dans les matins chagrins
Sauf si tu couches dans les fleurs, loin du malheur
Des migraines folles et des bagues à poison
Alors, toi peut-être, toi toujours ô mon maître, traîtresse
"

Texte d'Etienne Daho extrait de l'album "l'invitation"

Dessin Jean Delville

15:46 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |