27/06/2007

En vacances..

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Tant d'Aimes pose son chevalet pour 2 semaines...

Merci pour vos visites et les encouragements reçus, pour les collaborations originales et pleines de sensibilités.

Je reviendrai avec plein de belles couleurs dans les yeux et dans la tête.

Merci et bonnes vacances...

 

12:31 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

25/06/2007

Si....

 
Merci à Edouard, jongleur des mots http://fleurshypomanes.skynetblogs.be/ pour ce poème, cette belle envolée qu'il a posé sur cette photo de Man Ray.
 
 
 
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Si l'on battait de l'aile

Pour ailleurs s'envoler,

Sûr qu'en voix parallèles

On irait déchanter...

 

En ombres de nous deux

Calci-nées sans soleil,

Couleur cendre de feu

Nos couplets nus vermeils...

 

Car tes chants seraient funèbres,

Ou bien trompe-remords,

tape-à-l'ouïe pour des zèbres

Qui en perdraient le nord...

 

Zèbres cabrés, folles crinières

Au vent de tes ardeurs

Factices, phares éphémères,

Tôt rayés de ton coeur.

 

Et mes chants seraient d'automne,

Feuillets morts de chaleur

Perdue, fruits de Babylone

A suspendre les pleurs...

 

Et des sangsues au cou

De mon anatomique

Explosion de rires flous

Pour qu'elles se décollent, chic!

 

C'est alors qu'en nouveau pré-

lude on s'enverrait des fleurs,

Battant retraite au plancher

Des "va chercher ailleurs...

 

Plus beau que l'entrelacs de nos coeurs,

Tu meurs!"

 

EDOUARD

 

Texte : Edouard   http://fleurshypomanes.skynetblogs.be

 

Photo Man Ray

12:06 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

22/06/2007

Quelle âme est sans défaut?

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Extrait : " Je devins un opéra fabuleux : Je vis que tous les êtres ont une fatalité de bonheur : l'action n'est pas la vie, mais une façon de gâcher quelque force, un énervement. la morale est une faiblesse de la cervelle."

Tableau : Tamara de Lempicka : Tadeuzs

Photo : Tamara peignant Tadeuzs

Texte Arthur Rimbaud

23:00 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

C'était plein d'amour

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Extrait : "La musique qui s'échappait de l'électrophone était lente et pesante, et nous continuions à boire. Au début j'ai dansé avec Pere, puis avec Gregori, et je en sais pas ce qui s'est passé mais nous avons fini par nous retrouver au milieu de la salle à manger en trains de danser ensemble, tous les trois enlacés.

J'ai été sur le point de dire " je vous aime" comme cela au pluriel, parce que je ne me sentais plus orpheline et que je n'avais plus aucune envie de faire attention à rien. Je me sentais formidablement bien avec ces garçons tout près de moi, à les toucher, à les prendre dans mes bras. Et eux me touchaient partout à la fois et me serraient contre eux, et nous transpirions à grosses gouttes parce que le poêle continueait à marcher à pleine puissance et que la salle à manger était très petite. C'était une chaleur d'hiver, de lieu clos, et pas une chaleur estivale, une chalaur de joues rouges, d'air chaud dans la pièce et d'air glacé sur le balcon. J'avais les yeux fermés et je ne savais pas  qui léchait ma sueur. C'était plein d'amour..."

 

Extrait : Lluis Anton Baulenas : Le fil d'argent

Tableau : Klimt

12:24 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : klimt, baulenas |  Facebook |

21/06/2007

Plaisir vénéneux

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Extrait : " Un pinceau habile dessina le contour des lèvres où coula au fur et à mesure la sombre couleur du sang. Pour un soir, on avait emprunté aux vampires leur fragile beauté. Un bandeau de velours retenait les cheveux. Deux perles scintillaient aux lobes des oreilles, comme pour les assortir au pétillement du regard. La poudre donnait à la chair un éclat désincarné et mat. Quelques grains de poudre s'étaient accrochés au revers du col, comme du pollen d'orchidée; une main experte, aux ongles incarnats, épousseta le tissu, prenant un soin infini à ne pas froisser la soie du vêtement; les doigts éfleurèrent la peau nue; un frisson, comme un papillon, s'envola sous la caresse improvisée. Consciencieusement, ce corps goûta à ce frémissement de volupté. Mais l'image du miroir, comme par ricochet, détourna l'attention apportée à cette sensualité importune. Les yeux du masque revinrent vers ce visage à peine humain, ni femme, ni homme, artificiel et mensonger, comme ils le sont tous lorsqu'ils veulent séduire. La créature ébaucha un sourire. L'illusion ainsi créée lui prêtait chaque fois le même plaisir , un plaisir vénéveux, presque délictueux, le plaisir illicite de se perdre et au bord de l'abîme, le plaisir du vertige de, peut être ne plus jamais le retrouver. Assise devant sa glace, Elisabeth étudia longuement ce visage qui ne lui appartenanit pas."

 

Extrait : Laurent de graeve " les orchidées du bel Edouard"

Peinture : Mucha : Job

 

Merci Charles Henry pour cette délicieuse découverte.

14:21 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : de graeve, mucha |  Facebook |

20/06/2007

La nuit en plein jour

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Extrait : "La poésie est une religion sans espoir. Le poète s'y épuise en sachant que le chef d'oeuvre n'est, après tout, qu'un numéro de chien savant sur une terre peu solide.
Bien sûr, il se console sous prétexte que l'oeuvre participe à quelque mystère plus solide. Mais cet espoir vient de ce que tout homme est une nuit (abrite une nuit), que le travail de l'artiste sera de mettre cette nuit en plein jour, et que cette nuit séculaire procure à l'homme, si limité, une rallonge d'illimité qui le soulage. L'homme devient alors pareil à un paralytique endormi, rêvant qu'il marche.

 

Photo : Vitrail dessiné  par Jean Cocteau, chapelle Ste maxime à Metz

Extrait : Cocteau : Journal d'un inconnu.

12:19 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : cocteau |  Facebook |

18/06/2007

Et le silence

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Extrait :

- Ne me faites pas souffrir.

Mais peut on entrer en souffrance ainsi, en un si court laps de temps, pour quelques confidences? Je crois que j'entendis très distinctement deux voix qui criaient ensemble, violentes et contradictoires, un oui et un non d'une puissance égale, qui se levaient s'affrontaient avec sauvagerie et se fracassaient l'une l'autre, ne laissant en moi que l'écho de leur rencontre, le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit, un bref tremblement et le silence, ce silence dont je n'arrivais pas à sortir depuis qu'il avait dit qu'il était à moi. Il souleva doucement mes mains et les posa de part et d'autre de son visage, les appliquant tout au long de ses joues, et je sentis sous mes paumes la peau un peu rêche que les hommes ont le soir, et l'ossature vigoureuse du menton. Il les laissa ainsi, ne transforma pas le geste en caresse, il se remettait entre mes mains, c'était à moi de décider.

Photo : Kenna

Extrait : Jacqueline Harpman

11:40 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : harpman, kenna |  Facebook |