11/05/2007

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Extrait : "Pour la première fois, il me regarda et me vit. Je savais que mes yeux étaient du même gris argent que l'eau gelée, que j'avais un teint de sable au soleil. Il s'immobilisa comme à Ostende, comme il ne le faisait qu'à l'extrême de l'émotion. Je fis mon entrée en lui par effraction, je fus, au-dehors, dans ce que son regard captait, la réplique exacte d'une image qu'il portait en lui sans l'avoir j'amais vue. C'est ainsi que depuis 4 ans , je m'étais construite, telle que lorsqu'il me verrait, je serais devenue la représentation même de sa rêverie la plus secrète, celle dont il ne savait rien et dont il aurait la révélation en posant le regard sur moi."
spilliaert-04

08:42 Écrit par Annick dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : spilliaert, harpman, ostende |  Facebook |

Commentaires

Et céans ... Les mots coulent sensibles, émouvants, s'imprégnant depuis quatre ans d'assouvir un rêve, non le sien, mais celui de l'être qui sera aimé après avoir tant attendu ...
Merci de votre passage et de votre aimable commentaire sur mon blog lefou ...
Très cordialement.
Jean-Pierre

Écrit par : L'enthousiaste | 11/05/2007

Et les mots... Les mots peuvent nous apporter beaucoup de sentiments. Quand je lis votre extrait, il me fait penser à un horizon lointain qui voudrait cacher quelque chose ou dévoiller des ombres noires dans le regard des gens.
Ce qui est certain, ce fut un plaisir de lire votre blog.
Merci de votre passage.
A bientôt

Écrit par : hiro | 12/05/2007

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